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Un sonnet dédié à Hervé Bourhis

 

Les auteurs de bédé modernes et new-look

N’ont plus France Inter comme seul ami de route,

Et si désormais ils peuvent chasser le doute

Qui assaille l’ermite, ils le doivent à Facebook.

 

Car aussi bien que le marin borde et souque,

Ces pauvres hères réduits à ne lâcher l’écoute

Peuvent à toute heure partager leurs déroutes

Et souvent mettre à jour leur statut sur Facebook.

 

Qu’est-ce à dire ? Les auteurs manquent-ils d’amour ?

Que nenni ! C’est surtout le besoin de retour

Et de public acquis qui fait nécessité.

 

Ainsi, sans tout savoir de ce bel auditoire

Qui flatte leur ego de manière illusoire,

Facebook est pour eux un exutoire bon marché.

 

 

 

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